REVUE ANNUELLE DE JED 2021

REVUE ANNUELLE DE JED 2021

« Les résultats sont satisfaisants, nous gardons le cap »

Jeanne Médor, Chargée de Programmes au sein de l’ong, tire le bilan des activités menées au cours des années 2020/2021 marquées par le lancement de nouveaux projets et la démonstration de la capacité de résilience face au covid 19. Dans l’entretien qui suit, elle a souligné la pertinence du plan stratégique qui a produit plus d’inclusion sociale, de formation et d’insertion en attendant de relever les défis organisationnel et financier comme la mobilisation de ressources propres.

 

Quel bilan tirez-vous des activités de JED durant l’exercice 2021 ? Et globalement de l’évolution du plan stratégique 2020/2025 ?

Nous sommes relativement contents des avancées et des activités qui ont été réalisées durant l’année 2021. En effet, le bilan est plutôt satisfaisant dans la mesure où nous avons mis en place différents objectifs stratégiques que l’on a atteints au courant de l’année 2021. Il sera vraiment nécessaire de poursuivre nos efforts dans l’ensemble de nos orientations stratégiques que sont la protection de l’environnement, l’égalité entre les hommes et les femmes, la mobilisation des ressources et la promotion du volontariat.

Nous devons renforcer le développement organisationnel et également renforcer les partenariats technique et financier pour les prochaines années.

Quel est l’impact des projets de Jed sur les populations sénégalaises ?

L’impact des projets sur la population est multiple, ils contribuent à autonomiser les populations dans tous les domaines c’est-à-dire en matière économique, environnementale, en matière de droit et santé. JED mise réellement sur l’implication de la population sénégalaise au cœur du dispositif afin de travailler ensemble à améliorer les conditions de vie.

Quelles sont les perspectives pour l’avenir immédiat ?

Il s’agira de poursuivre les efforts de l’organisation dans l’amélioration de la mise en œuvre des projets en s’approchant davantage de la communauté pour dérouler les différentes activités. De plus, il sera question de garder le cap grâce aux différents document élaborés durant la revue afin d’améliorer l’opérationnalisation et le management des équipes. Il sera également important d’autonomiser davantage l’ensemble des structures connexes aux EEDS afin de leur permettre de grandir et d’améliorer leurs services. Enfin, il faudra améliorer la génération des ressources propres et dédiées.

JED ET LA SEMAINE MONDIALE DE L’ENTREPRENEURIAT

JED ET LA SEMAINE MONDIALE DE L’ENTREPRENEURIAT

Le projet « Seconde chance », une passerelle vers l’emploi des jeunes diplômés.

Dans un pays comme le Sénégal où l’emploi salarié est rare et souvent précaire, la trouvaille de l’ong des Eclaireuses et Eclaireuses représente un ballon d’oxygène pour les jeunes qui, même diplômés, se heurtent au plafond de l’employabilité. Les chefs d’entreprises jugeant faible voire inexistante leur compétence pratique. C’est pourquoi, Jeunesse et Développement qui capitalise plus de 20 ans d’expérience en offre de services pour l’inclusion sociale, la formation et l’insertion a lancé un nouveau programme dénommé « Seconde chance » qui se fixe l’objectif d’offrir à 100 jeunes diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur et des instituts de formation un encadrement à la carte. Lancé en octobre 2020, le projet d’une durée de 1 an qui se déroule dans la capitale sénégalaise et les régions de Thiès et Diourbel a largement atteint ses objectifs :
Parmi ces champions, c’est-à-dire les heureux bénéficiaires, 62 ont créé leur propre entreprise et 28 ont obtenu leur NINEA et registre de commerce. 35 autres neo-entrepreneurs ont déposé un business plan en attente de financement alors que 16 autres champions ont trouvé soit un emploi, soit un stage. Pendant ce temps, un groupe de 15 jeunes suivait une formation en conduite d’élevage au sein de la filière aviculture du CIFOP, le Centre international de Formation pratique de Mboro, en partenariat avec le 3FPT, l’organisme public dédié à la formation professionnelle. Une seconde cohorte de 13 personnes vouée aux métiers du numérique recevait à Dakar une formation en cloud computing grâce aux partenaires AWS/EDC.
La stratégie de JED consistait, outre le partage de savoir-faire technique, à former ces jeunes en leadership, en entrepreneuriat et en renforcement de leur aptitude au travail pour leur permettre d’être compétitifs dans le marché du travail. Et pour couronner le tout, Jed a octroyé à 35 jeunes diplômés des financements à hauteur de 200 mille francs Cfa pour réaliser le rêve d’une vie.
Le projet est déroulé en partenariat avec EDC et le financement de Mastercard Foundation.

Projet « Seconde chance » : Le CIFOP forme une nouvelle cohorte en aviculture

Projet « Seconde chance » : Le CIFOP forme une nouvelle cohorte en aviculture

Après son lancement officiel le 17 Mai 2021 en présence des responsables de l’Ong JED et de l’administration du centre, la formation de la deuxième promotion du projet « Seconde chance » a fait son amphi de rentrée ce mardi 18 mai 2021, cette fois avec les formateurs intervenant de la filière.

Alors que la première cohorte comprenait 30 élèves, cette rentrée est forte de 50 apprenants dont plusieurs ont le Master et d’autres un niveau plus modeste, ce qui atteste de l’accessibilité de la formation à tous les jeunes sénégalais quels que soient leur catégories sociales, âges ou genre et niveau.

Le succès de la première vague qui a enregistré 27 jeunes insérés sur 30 bénéficiaires dans le monde du travail dont la plupart sont devenus des auto-entrepreneurs volant de leurs propres ailes explique la hausse du nombre de candidats au projet « Seconde chance » qui a pour objectif d’améliorer l’employabilité des diplômés chômeurs en leur offrant une formation et en accompagnant leurs projets. Pour rappel Jed est en partenariat avec EDC pour le projet seconde chance avec pour objectif principal l’insertion des diplômés sans emplois. Rendez-vous dans deux mois, avec un business plan pour chaque pensionnaire.

« PRIX EJICOM DE JOURNALISME » 3 éme EDITION

« PRIX EJICOM DE JOURNALISME » 3 éme EDITION

L’hôtel Pullman de Dakar a refusé du monde ce samedi 19 décembre 2020 à l’occasion de la 3eme édition du prix d’ejicom de journalisme. Une activité qui vise à récompenser les meilleures productions de toutes catégories confondues ( Radio, télé,presse écrite,presse en ligne).

Pour l’édition 2020 le journaliste Ibrahima Khaliloula mbaye de la radio communautaire NIAYES FM se taille la part du lion avec deux prix. Cette dernière à été mise en place par l’ong JED des EEDS en 2010 avec le soutien des guides et scouts du Luxembourg.

Pour sa première participation à ce concours , Ibrahima Khaliloula mbaye vient encore une fois de plus de démontrer la capacité et la volonté des radios communautaires à traiter des questions aussi complexes qu’on y pense en apportant des solutions durables. Cette consécration est le fruit d’un travail de fond sur la  problématique des droits des femmes surtout celles qui sont dans les zones rurales.

Au nombre de 71 postulants de toutes  catégorie confondues le jeune reporter de la radio NIAYES FM mboro sous la direction de Madame khady Diatta Diedhiou s’en est sorti avec la tête haute en remportant le prix spécial DROITS DES FEMMES et le grand prix d’EJICOM 2020.

Le travail de ce jeune journaliste à été couronné par une bourse d’étude d’un montant de 1 800 000, d’un chéque de 200 000, d’un ordinateur portable et d’une tablette.

Cette consécration démontre encore une fois la place des radios communautaires dans le paysage médiatique du sénégal.

Revue annuelle du Plan d’actions stratégique 2020/2025 de JED au CIFOP.

Revue annuelle du Plan d’actions stratégique 2020/2025 de JED au CIFOP.

L’ONG Jeunesse et Développement, émanation du mouvement des Éclaireuses et Éclaireurs du Sénégal a entamé ce samedi 26 septembre, et ce jusqu’à lundi sa revue annuelle du Plan d’actions Stratégique, sa feuille de route sur les 6 ans. Un bilan sous forme de présentation par différents supports, de toutes les activités en cours. L’exercice a réuni l’équipe nationale des EEDS, la direction exécutive, la Mec FONESS, les responsables de projets sous la présence des autorités administratives et politiques. Ces dernières ont salué le partenariat stratégique avec l’ONG qui selon le représentant du préfet d’arrondissement comble l’absence de politique publique face à l’écrasante demande sociale.

Pour le maire de Mboro, JED, comme à son habitude, a apporté son aide et encadrement dans la lutte contre le covid 19 dans tout le département de Tivaouane. Justement, l’apparition de la pandémie à bouleversé tous les plans. L’ONG JED a dû s’adapter au nouveau contexte en réagissant rapidement, par des actions de sensibilisation, de prévention et de soutien aux personnes vulnérables, à la progression de la maladie.

Qu’à cela ne tienne, malgré le ralentissement des activités, les projets mis en œuvre ont enregistré des taux de réussite satisfaisants. Un succès d’étape, confirmé par le rapport de capitalisation présenté par le Commissaire général des EEDS. Moussa Mbaye a qualifié d’approche gagnante, la politique de développement mis en œuvre par JED et adossée aux valeurs du scoutisme. Un modèle qui doit être systématisé et démultiplié comme en attestent les résultats dans le domaine de la protection de l’enfance. Le contenu et l’architecture qui caractérisent les projets de l’organisation doivent d’ailleurs constituer un levier d’intégration des nouveaux venus, a plaidé, ibrahima Guéye, le directeur exécutif.

La première journée de revue a été marquée par une minute de silence et de prières en la mémoire des victimes du naufrage du bateau « Le Joola ».

 

 

Forum sur l’environnement et lancement du PAC2C à Fimela :JED pour atténuer les changements climatiques.

Forum sur l’environnement et lancement du PAC2C à Fimela :JED pour atténuer les changements climatiques.

Fimela, une commune rurale de la région de Fatick, touchée de plein fouet par le dérèglement de son écosystème naturel, a manifesté un grand intérêt à la restitution de la cartographie de la situation de référence des interventions et des acteurs dans la zone et propose une série d’activités pour y remédier. Et le constat est alarmant : la déforestation, la salinisation des terres, la disparition de certaines espèces végétales, l’urbanisation galopante, la pression excessive sur les ressources naturelles menacent l’activité humaine et la survie de l’espèce. Selon l’étude, ces maux ont des incidences sur l’agriculture, la pêche, l’élevage et l’artisanat.
Le forum qui a eu pour cadre le Centre culturel Léopold Sédar Senghor sous la présidence du sous-préfet a enregistré la présence, aux côtés du Directeur exécutif de JED, du maire, de plusieurs Ong, d’acteurs communautaires, d’élus locaux, d’organisations féminines et de jeunes.
Un échantillon représentatif des acteurs et bénéficiaires du nouveau projet qui découle de l’étude-diagnostic, le Projet communautaire d’atténuation des effets négatifs des changements climatiques dans la zone de Fimela, PCA2C, qui s’est fixé pour objectif ces quatre prochaines années d’ « accompagner les communautés cibles à préserver les ressources naturelles par l’éducation environnementale, la reforestation, la veille écologique et environnementale et par l’utilisation des énergies renouvelables « .
Pour atténuer les pertes de terres agricoles liées à la coupe abusive de bois, à l’avancée de la langue salée, au recul de la mangrove et donc à la raréfaction des ressources halieutiques, l’ONG JED a ciblé 8 mille bénéficiaires. Il s’agit de mille élèves, éclaireurs(es)et enfants talibés ; de 7500 jeunes hommes et femmes, de jeunes leaders d’organisations communautaires, de femmes leaders de groupements, d’acteurs communautaires, de responsables religieux, coutumiers ou administratifs et de 50 conseillers municipaux.
L’impact d’un tel projet sur Fimela et environs ne fait aucun doute comme pourront en attester les 50 femmes impactées par les changements climatiques mais dont la situation sera améliorée par la création d’activités génératrices de revenus.
Les différents acteurs institutionnels comme le sous-préfet, le maire ; les ONG et les OCB ont émis des recommandations pour pérenniser les interventions et mieux impliquer les jeunes pour qu’ils s’approprient des projets. L’autorité administrative a, à la suite des échanges de restitution et de présentation, lancé officiellement le PAC2C rendu possible par le financement de son partenaire, le PADEM via le ministère luxembourgeois de l’Environnement, du Climat et du Développement durable.
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