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Projet “wergu yaram”

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Amélioration de la prise en charge sanitaire des populations
vulnérables de la banlieue de DAKAR

Situé à l’extrême ouest de l’Afrique occidentale, le Sénégal couvre une superficie de 196.712 Km². Le territoire Sénégalais est limité au Nord par la Mauritanie, à l’Est par le Mali et au Sud par la Guinée et la Guinée Bissau. La République de Gambie constitue une enclave de 25km de large et près de 300 km de profondeur à l’intérieur du territoire sénégalais.
La population du pays est estimée à 14 356 575 personnes. Les femmes représentent 7 202 919 et les hommes 7 153 656, soit respectivement 50, 17% et 49,83%. Cette population se caractérise par sa jeunesse, car les 50,4% sont âgés de 18 ans et moins.
Concernant le secteur de l’éducation, 47% de la population n’a pas de niveau d’instruction, alors que 23% et 30% ont les niveaux primaire et secondaire/moyen ou plus. Le niveau d’instruction des femmes reste faible ; 50,9% d’entre elles n’ont jamais fréquenté l’école.
La capitale du Sénégal, Dakar, est en même temps la capitale de la région du même nom ; région compte 4 départements : Dakar, Pikine, Guédiawaye et Rufisque.

La population :
La population de la région de Dakar s’élève à 3 233 460 habitants (projection 2014) avec une densité de 5 879 habitants / km2. La pyramide des âges présente une base élargie et un sommet rétréci caractéristique des populations jeunes. Quarante deux virgule cinq pour cent (42, 5%) de la population de Dakar ont moins de 20 ans.
La couverture sanitaire
– Les infrastructures
La région de Dakar est subdivisée en 10 districts dont 4 dans le département de Dakar, 1 dans celui de Guédiawaye, 3 à Pikine et 2 dans le département de Rufisque. La répartition des structures selon les départements se décrit comme suit : le département de Pikine concentre la plus grande partie des structures avec 37% ; Dakar et Rufisque suivent avec des taux respectivement de 33% et 27%. Le département de Guédiawaye est très mal servi en matière d’infrastructures sanitaires avec moins de 4%.
Le secteur privé joue un rôle primordial dans le dispositif sanitaire de la région de Dakar. Il dispose de 692 cabinets médicaux, 27 cliniques, 244 cabinets paramédicaux et 524 officines de pharmacie.

Tableau n° 1 : indicateurs de couverture sanitaire des populations de Dakar

Indicateurs 2013 2014 Normes OMS
Nombre d’habitants par poste de santé 25 732 20 861,036 1/ 10 000
Nombre d’habitants par centre de santé 165 228 146 975 1/ 50 000
Nombre d’habitants par hôpital 224 235 230 961 1/ 150 000
Nombre d’habitants par cabinet médical 4534 4673
Nombre d’habitants par clinique privée 116 192 119 757

Ces indicateurs de couverture en infrastructure de la région sont loin des normes fixées par l’OMS.
– Le personnel
Le nombre de personnel de la région de Dakar est de 2 483 agents. Le département de Dakar est le mieux servi avec 47% suivi de Pikine et de Rufisque avec respectivement 25,5% et 20,9%. Le département de Guédiawaye se retrouve avec un faible taux de 6, 8%.

Le contexte socio- économique et ses conséquences sur la santé publique
Les situations de vulnérabilité dans laquelle se trouvent des catégories importantes de la société ont été à l’origine de la mise en place de politiques de santé sociale pour permettre un accès facile aux soins à tous et l’équité devant l’accès aux soins : la politique d’exemption (accouchements et césarienne) en 2005, la mise en place du plan sésame en 2006, la couverture maladie universelle (CMU) en 2013…
Toutefois, les problèmes de santé publique se posent toujours avec acuité dans la banlieue dakaroise en raison de différents facteurs. Selon le dernier rapport de l’OMS, Dakar constitue une préoccupation sérieuse en matière de santé publique avec un niveau de pollution très poussé. Dakar fait partie des dix mégalopoles les plus polluées d’Afrique.
En effet, elle est connue pour sa forte densité d’habitants : 22 569 hbts au km2 pour le département de Guédiawaye et 9 944 hbts/km2 pour Pikine. Et ce, dans un contexte de pauvreté car au niveau des ménages et des individus, c’est le département de Pikine qui présente les plus forts taux de pauvreté (respectivement 37,9% et 45,8%) dans la région de Dakar, suivi de Rufisque (33,2% et 40,6%). Le nombre de ménage de la banlieue vivant en dessous du seuil de pauvreté est estimé à 41,2% .
L’urbanisation sauvage et l’exode rural dans la banlieue dakaroise ont occasionné le surpeuplement de certains quartiers qui offrent toutes les conditions de transmission de certaines maladies. Ce qui a entrainé la hausse de la prévalence de la tuberculose dans certaines localités de la banlieue dakaroise (Pikine, Guédiawaye…) du fait de la forte promiscuité.
De surcroit, les inondations récurrentes apportent leur lot aux causes de certaines maladies infectieuses (parasitoses, paludisme, dermatoses, affection respiratoire…).
Pour ce qui est de l’assainissement, devant l’absence de connexion de beaucoup de maisons au réseau d’assainissement, les eaux usées sont déversées dans les rues ; ce qui expose les populations à des risques de maladies. Le recours aux toilettes non fonctionnelles et l’évacuation anarchique des eaux usées augmentent le risque de maladies.
Dans ces zones périphériques les programmes nationaux de santé, la région médicale, les ONGs, les ASCs et autres acteurs de développement ont entrepris des actions en vue de contribuer à l’amélioration de l’état de santé des populations. Mais la problématique de la santé publique en l’occurrence la mortalité infanto juvénile et la mortalité maternelle, etc. demeurent à des niveaux encore élevés dans ces zones. La mortalité spécifique palustre des moins de 5 ans est estimée à 50% dans la zone de Pikine où le nombre de cas palustres confirmé est chiffré à 1 359 en 2017 .
De plus, la croissance démographique de la banlieue dakaroise n’a pas été suivie par une augmentation conséquente des services de soin. Ainsi, le nombre d’hôpitaux et de services de santé de proximité est encore faible compte tenu de la demande sans cesse croissante. D’autant plus que l’accessibilité se pose aussi en termes financiers.
Dans ce contexte, il est aujourd’hui nécessaire de mettre en place un dispositif pour faciliter l’accès aux services de santé de proximité et miser sur la prévention. La participation communautaire, devenue une composante fondamentale des interventions de santé et systématiquement associée aux soins de santé primaires, est une stratégie à privilégier dans ce sens.

• Les bénéficiaires indirects

– La population de la banlieue : Toute la population de la banlieue devrait en fin de compte bénéficier du projet de par la nature des activités réalisées notamment l’utilisation des médias comme canal de communication, ou encore l’amélioration des capacités des infirmiers qui impactera sur le système de soins. Ainsi les mobilisations sociales, les émissions, spots etc…. Toucheront une grande partie de cette communauté et au delà.
– Les organisations communautaires de base : De par la stratégie de mise en œuvre les organisations communautaires de base de la zone d’intervention bénéficieront des retombées du projet en termes de développement institutionnel et organisationnel et de compétence dans le domaine. L’ONG JED dans ces interventions met en avant la dimension leadership transformationnel et responsabilisation des communautés locales. Ainsi elles bénéficieront de formation et de coaching pour en faire des organisations fortes capables de porter des changements au niveau local.

Durée du Projet :

4 ans / 2019-2022

Zone d’intervention :

Département de Pikine, Département de Guédiawaye

Partenaire:

Fondation HËLLEF DOHEEM

Zone médicale concernée :

District sanitaire de Guédiawaye ; District de Pikine ; District de Mbao, District sanitaire de Rufisque.

Objectif Général du projet :

Contribuer à l’amélioration de la prise en charge sanitaire des populations de la banlieue de Dakar/ Sénégal

Objectif spécifique : Renforcer l’accès des populations vulnérables et exposées de la banlieue de Dakar, à des soins de qualité et une information sanitaire utile

Résultats Attendus

Résultat 1 : L’état des lieux de la situation sanitaire de la banlieue est maitrisé et partagé
Résultat 2 : Les populations ciblées de la banlieue se prémunissent contre les maladies et pathologies fréquentes dans la zone d’intervention à travers des comportements responsables
Résultat 3 : L’état de santé des populations ciblées est amélioré à travers l’accès à des soins de qualité, adaptés et de proximité
Résultat 4 : Les compétences du personnel infirmier de la zone ciblée sont améliorées en permanence pour des prestations de qualité
Résultats 5 : La présente expérience est suivie, capitalisée et vulgarisée

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